L’application des plantes médicinales

Le progrès de la technologie a permis de présenter les plantes ou leurs principes actifs sous des formes faciles d’application, suivant des dosages précis et rigoureux.  Ces différentes formes génériques ont aidé la médecine traditionnelle  à sortir de l’empirisme en augmentant sa maniabilité, sa précision, et par là même son efficacité.

Les méthodes de tranformation des plantes médicinales

On emploie la plante sèche plus ou moins broyée ou coupée, et les poudres. On distingue alors l’infusion qui est la solution résultant de l’action dissolvante de l’eau bouillante sur la plante. La décoction qui est la solution obtenue en faisant bouillir l’eau contenant la plante. Celle-ci est mise dans l’eau froide et l’ébullition varie de 5 à 15 mn.  Elle est essentiellement employée pour les écorces et les racines, mais aussi les tiges, les feuilles ou les baies. Enfin, la macération consiste à placer une plante dans un solvant froid (eau, vin, huile) pendant un temps plus ou moins long (de quelques heures à quelques jours) afin d’en retirer les principes solubles.

En ce qui concerne la préparation des huiles essentielles, elles sont préparées en mettant dans un récipient une certaine quantité de plantes sèches broyées avec une même quantité d’huile. On laisse macérer 20 jours en agitant de temps à autre.

Bien mélanger les plantes

Pour ce faire, on utilise souvent des mélanges de plantes. Ceux-ci doivent être homogènes. C’est ainsi que l’on évitera de mélanger des parties de plantes dont le mode de préparation est différent, par exemple des fleurs et des racines.  De plus, certaines préparations peuvent avoir un goût désagréable. On gagnera à les aromatiser et à rendre leur prise plus agréable en ajoutant des plantes telles que la menthe, la badiane, l’anis, la réglisse, la mélisse, etc.